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dimanche 18 août 2013

Confidentiel : La residence de luxe parisienne No Adress France




L'hôtel particulier de Pourtalès, 7 rue Tronchet à Paris!

Cette luxueuse résidence de neuf ap­partements, loués pour quelques nuits ou plusieurs semaines, est aus­si connue sous le nom commercial de No Address France
Et pour cause, invisible de la rue, l'établisse­ment ne repose que sur le bouche-à-oreille et quelques sociétés de conciergerie chargées de "rabattre" sportifs, stars du showbiz, riches étrangers. 
Inutile de chercher le site Internet, il est réservé aux happy few détenteurs du mot de passe. 
Depuis son ouverture au printemps 2010, le Pourtalès est devenu l'un des secrets les mieux gardés de la capitale.


En pénétrant sous le porche d'en­trée, qui abrite un spectaculaire lam­padaire contemporain noir en forme de cheval, le visiteur peut encore apercevoir les armoiries du comte James Alexandre de Pourtalès
Ce riche financier et diplomate suisse avait commandé à Félix Duban, l'ar­chitecte de l'Ecole nationale supé­rieure des beaux-arts, un hôtel parti­culier pour exposer sa prestigieuse collection de tableaux.
Achevé en 1839, le bâtiment, classé aux Monu­ments historiques, est inspiré des palais florentins de la Renaissance.
L'hôtel est ensuite tombé dans l'ou­bli, servant de bureaux pour l'as­sureur MMA. 
En 2004, Alexandre Allard met la main sur ce bijou ainsi que sur l'immeuble moderne voisin. 
 L'ensemble, valorisé 31 millions d'euros au bilan, est détenu par l'homme d'affaires via la société Pourtalès, gérée depuis le Luxembourg par la banque Reyl & Cie, qui a abrité le compte suisse de Jérôme Cahuzac
Allard est un bon client, il a fait fortune en revendant son en­treprise, Consodata, 500 millions d'euros. 
Un pactole dont il se sert pour investir dans des lieux presti­gieux. 
Il a piloté la rénovation du Royal Monceau, tenté en vain d'ac­quérir l'hôtel de la Marine, et mène actuellement un projet à Sao Paulo.

L'architecte Anthony Béchu, chargé des travaux, a restauré les superbes salons Napoléon III du premier éta­ge, l'escalier monumental, relié l'hô­tel à l'immeuble attenant entière­ment restructuré. Pour rentabiliser l'opération, les salons classés et les premiers étages de l'annexe moder­ne étaient loués, jusqu'à il y a peu, à SFR. 



Seuls deux appartements sont situés dans l'hôtel particulier, sous les combles, les sept autres se trou­vent dans l'annexe moderne. Les superficies varient de 95 à 115 mètres carrés pour les plus "petits" et dépassent les 350 mètres carrés pour le Sky Penthouse, situé au ­sixième et au septième étage. 
Ce joyau dispose d'un salon avec verrière, de trois chambres, dont une suite de 60 mètres carrés avec dressing et salle de bains, et d'une terrasse panoramique sur le toit avec jardin privé et Jacuzzi. 

La décoration, contemporaine, juxtapose du mobilier Starck et des œuvres des artistes Jean-Michel Basquiat, ­Takashi Murakami ou Keith Haring.


Pour préserver la vie privée des clients les clients accèdent à la résidence par une porte discrète située dans la cour intérieure de l'hôtel. "Mais ils peuvent entrer par un ascenseur pour voitures qui les emmène directement au parking, glisse un habitué des lieux. 
 Il existe aussi des sorties cachées. Une aubaine pour les stars fuyant les paparazzis.
 Le chanteur Prince avait privatisé les lieux dès l'ouverture. Madonna y a séjourné, le rappeur américain Kanye West aussi, tout comme Leonardo DiCaprio qui y a passé quelques jours début juin. 
Côté Français, Marion Cotillard et Guillaume Canet s'y sont aussi réfugiés.
Les clients lassés des grands hôtels s'y sentent comme à la maison. Si la réception est modeste, les services de conciergerie proposés sont dignes d'un palace.
Le No Address emploie une vingtaine de salariés triés sur le volet (chef cuisinier, barman, femmes de chambre…), qui travaillent parfois pour des clients extérieurs. 
L'équipe est supervisée par Jean-Alexandre Aymé, un trentenaire passé par le groupe Costes.

Le concept est proche de celui de La Réserve Paris, une résidence haut de gamme de dix appartements (140 à 300 mètres carrés), située au Trocadéro. 

Les prix des appartements démarrent à 1.500-2.000 euros la nuit et peuvent monter jusqu'à 15.000 euros pour le Sky Penthouse. "C'est un produit unique à Paris, hormis certaines suites présidentielles de palaces", explique Yves Abitbol, président de MYConcierge.
Le tarif peut tomber à 5.000-10.000 euros pour des séjours de moyenne durée. 
 





HÔTEL DE POURTALES
7, rue Tronchet
75008 Paris – France