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jeudi 5 septembre 2013

Destins des égéries de la mode









 De gauche à droite : Mitzah Bricard, Loulou de la Falaise, Inès de la Fressange, Cindy Crawford, Elle Macpherson et Laëtitia Casta. © DR 



Elles s'appellent Mitzah Bricard, Loulou de la Falaise ou Inès de la Fressange, sont mannequins-vedettes des maisons Christian Dior, Yves Saint Laurent ou Chanel et bien décidées à ne pas rester cantonnées dans le rôle d'une simple poupée. Bras droits et souvent amies des couturiers, ces beautés au caractère bien trempé ne sont pas là (que) pour sublimer le vêtement.

La première, Mitzah Bricard, est l'amie et la conseillère secrète de Monsieur Dior
À l'heure où celui-ci met le new look au goût du jour, sa muse lui suggère d'incorporer dans ses collections des touches de lilas (sa couleur fétiche) et d'imprimés léopard. 
Déambulant des ateliers à la boutique avec sa toque tachetée façon jungle et ses blouses légèrement déboutonnées, tantôt léopard, tantôt lilas, la séduisante muse ne tardera pas à convaincre le couturier. 
Pari réussi pour cette demi-mondaine ultra-féminine qui finira par régner en maître sur toute la collection de chapeaux de la maison. 
Comble du chic, quelques années après sa disparition, son image continue de hanter l'avenue Montaigne, puisque Dior lui a dédié une collection en 2009 et un parfum.

Bon sang ne saurait mentir : c'est sans surprise que la fille de Maxime de la Falaise, mannequin pour Cecil Beaton, se retrouve dans les filets du couturier le plus envié de la capitale dans les années 1970 : Yves Saint Laurent. 
On ne présente plus Loulou de la Falaise, blonde racée, originale au style fantaisiste, figure emblématique des nuits parisiennes. 
Le couturier de la rive gauche est littéralement séduit par son sens inné de l'élégance et par son énergie créatrice, si bien qu'il lui confiera sans tarder la responsabilité du département maille et accessoires de sa maison. 
Lorsque le couturier tire sa révérence en 2002, sa fidèle amie lance sa propre ligne de bijoux.
Elle collaborera également à la ligne d'accessoires Oscar de la Renta en 2007.  
L'histoire de Loulou de la Falaise, disparue en 2011, reste indissociable de celle d'Yves Saint Laurent et de la mode en général.
C'est la Parisienne des beaux quartiers, celle qu'un rien habille et qui porte logiquement la marque de fabrique de la maison Chanel
De spot publicitaire en défilé de haute couture, Inès de la Fressange est définitivement estampillée du double C de Chanel. 
C'est aux côtés de Karl Lagerfeld que la liane de 1 m 80 au sourire extra-large accède au titre suprême de mannequin-vedette de la maison de la rue Cambon. 
Contrairement aux apparences, la vie d'égérie n'est pas un long fleuve tranquille et la French model s'attirera les foudres du couturier. 
Plus de peur que de mal, puisque, quelques bouderies plus tard, Inès de la Fressange remonte sur les podiums pour ses beaux yeux. 
Entre-temps, elle aura lancé sa propre griffe de prêt-à-porter (1991) et se sera reconvertie avec succès dans l'escarpin de luxe en devenant directrice artistique de la maison française Roger Vivier.

Les chefs d'entreprise

Elles ont toujours envisagé la mode comme un business lucratif, et jamais comme une passion. 
Elles choisissent leur nom comme marque de fabrique en espérant que le patronyme qui les a propulsées en haut des podiums les amène au top des ventes.
De ses années de mannequinat Cindy Crawford conserve le goût des gros cachets et un corps athlétique, premier argument de vente de son programme de remise en forme. Mais le business Cindy Crawford, c'est bien plus que quelques DVD de gym tonique : cosmétiques, produits de beauté, mobilier et décoration, le mannequin-star des années 1980 transforme en or tout ce qu'elle touche. Devenu une véritable femme d'affaires, le top model au grain de beauté distinctif percevrait un salaire annuel estimé à 10 millions de dollars.

Ses mensurations de rêve lui valurent le surnom mémorable de "The Body".
Dès ses débuts de femme d'affaires, Elle Macpherson comprend qu'il faut se servir de cet atout qui a déjà fait d'elle une star pour bâtir son empire - très lucratif. Elle lance alors sa marque de lingerie : Elle Macpherson Intimates
La working girl de 50 ans est devenue depuis une redoutable femme d'affaires et l'un des mannequins les plus riches de la planète.
Une génération émergente de mannequins semble inspirée par la réussite de ses aînées.
Le plan de carrière ? S'offrir une retraite douillette à coups de contrats juteux, et pourquoi pas la création d'une entreprise portant leur nom.
Leur nom ? Kate Moss, Gisele Bündchen ou encore Natalia Vodianova.

Les actrices

Pour elles, le mannequinat s'envisage comme un tremplin vers la célébrité en général, et vers le septième art en particulier. 
Séduire les plus grands couturiers : leur galop d'essai avant de faire du gringue aux plus grands producteurs. 
Souvent instinctives, elles n'ont pas de plan de carrière, mais se laissent volontiers happer par les sirènes hollywoodiennes.
C'est le cas de la Française Laetitia Casta, qui, après avoir envoûté Yves Saint Laurent et Jean Paul Gaultier, a charmé Claude Zidi, Raoul Ruiz, Yvan Attal, Patrice Leconte ou encore Joann Sfar
Pari difficile pour l'ambassadrice de la marque L'Oréal qui a dû se défaire de son image de cover-girl décorative. 
Résultat audacieux. 
À l'instar des géantes Kirsten Dunst ou Charlize Theron, d'autres se sont déjà frayé un chemin vers les studios de la Metro Goldwyn Mayer.




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