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vendredi 25 avril 2014

Anne Sinclair : enfin la renaissance avec Pierre Nora !








Et enfin, pour Anne Sinclair, la renaissance!

Auprès de l'intellectuel Pierre Nora, la journaliste donne une nouvelle direction à sa vie.


Et soudain, on l'a retrouvée. Celle d'avant. Celle dont les yeux faisaient chavirer les certitudes des plus arrogants. 



Celle qui dégageait une telle aura que chaque spectatrice rêvait d'être à sa place. Celle de 7 sur 7, l'émission qui fit sa gloire entre 1981 et 1997. 




Vraiment. Habitée par un je-ne-sais-quoi qui, vu les circonstances, donnait envie de dire «chapeau bas».




Nietzsche n'avait pas tout prévu. 
Le philosophe avait énoncé dans son essai "Le crépuscule des idoles" que tout ce qui ne tue pas rend plus fort
Mais plus beau? 
Plus lumineux? 




A soixante-six ans, la belle Anne paraît se ressembler enfin. 
Elle fut l'héroïne d'un mauvais feuilleton, la partenaire d'un jeu vulgaire, dégradant. 
Jusqu'au bout, elle a honoré son engagement, fendant la foule des paparazzis, après le scandale planétaire du Sofitel new-yorkais, aux côtés de celui qu'elle s'était choisi en 1991 pour le meilleur et pour le pire. 
Il lui a fallu un an pour juger que trop, c'était trop. 




Quelques mois aussi, le temps qu'un regard plus bienveillant, plus généreux se pose sur elle, pour redevenir cette femme lumineuse. Amoureuse.
Il n'était qu'une rumeur. 
Un bel homme d'âge mûr apparu sur une photo floue d'un magazine.

C'est Pierre Nora,  cet immense intellectuel, membre de l'Académie française.

Anne Sinclair et Pierre Nora. Dix-sept ans les séparent et pourtant leur couple parle d'évidence. 



Mêmes origines familiales, même milieu culturel, même sensibilité. Tous deux sont issus de la grande bourgeoisie intellectuelle juive, imprégnée de l'histoire de la Shoah, mais pas religieuse. 

Le père de Pierre, Gaston Nora, était un grand chirurgien, son frère, Simon, un énarque, héraut de la Résistance, haut fonctionnaire décédé en 2006. 
Lui-même, qui a échappé de peu à une rafle à treize ans, est agrégé d'histoire, directeur d'études à l' Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. 

Il fut surtout l'éditeur de tout ce qui compte du point de vue intellectuel en France: de Raymond Aron à Georges Dumézil, de Georges Duby à Michel Foucault, de Jacques Lacan à Emmanuel Le Roy Ladurie.




Chantre de la nouvelle histoire, «marginal central», comme il aime à se définir, Pierre Nora a créé la brillante revue Le Débat, côtoyé Stéphane Hessel, tutoyé Régis Debray, entre autres, autant de penseurs qui ont régulièrement partagé sa table chez lui dans le VIe arrondissement parisien, place de Furstenberg, quartier privilégié, mais pas bling-bling, du monde de l'édition. 




Pas de Dodo la Saumure parmi ses commensaux, pas de petites frappes et de femmes paumées, exploitées.
Depuis son enfance, dans un milieu libéral et ouvert, il a évolué dans l'aristocratie des idées. 
Chez lui, des René Char, des Mendès France, des Merleau-Ponty venaient échanger. 
Ses copains, qui deviendront des flambeaux du siècle, s'appelaient Jean-François Revel ou encore François Furet, qui fut même son beau-frère. 


Son ex-épouse, décédée en 2011, Françoise Cachin, en plus d'avoir été conservatrice de musées prestigieux, initiatrice du Musée d'Orsay, était la petite-fille du peintre Paul Signac.

Les mêmes «couleurs» en quelque sorte qu'Anne Sinclair, petite-fille du grand marchand d'art Paul Rosenberg, dont la grand-mère fut modèle pour Picasso, et qui vient de raconter leur histoire familiale dans 21 rue La Boétie, édité chez Grasset par un certain… Olivier Nora, neveu de Pierre. 
La boucle est bouclée. Ces deux-là se sont enfin trouvés.





Et pour une fois, sans que les médias ne soient invités à la contemplation de leur hyménée. Fini tout cela. 
«Elle choisit un homme qui a du recul, de la réflexion sur les faits de l'Histoire, de l'intériorité, qui s'efface devant les idées, analyse Jean-Paul Mialet, psychiatre (auteur de Sex æquo, le quiproquo des sexes, Albin Michel), alors que DSK utilisait les médias, leur immédiateté pour se mettre en avant, pour servir son ego.» 

Comme si aujourd'hui, à la conquête du pouvoir elle préférait celle du savoir. 
Comme si après avoir été cabossée, méprisée, le temps était venu pour elle de se respecter, de s'aimer. 
Pour pouvoir l'être, aimée, enfin, d'un homme dont c'est la philosophie. 

«Reste qu'en choisissant Pierre Nora, poursuit le psychiatre, Anne Sinclair montre qu'elle a toujours besoin de vivre avec un homme surdimensionné, une éminence grise, une intelligence qui fascine toutes les femmes. 
Elle a besoin de quelque chose d'exaltant, un amour superlatif.» 


Il faut cela, parfois, du très beau, du très fort, pour pouvoir tourner la page sur le pire.

1 commentaire:

bourdeaux a dit…

Pierre NORA, après cela, Revel ne manquera pas, dans l'autre monde, de vous martyriser de sarcasmes. Anne Sinclair ! héroïne d'une anecdote que racontait REVEL dans "supplice de la notoriété", chapitre "expulsé" de ses mémoires et publié dans la revue commentaire il y a des années, où l'auteur racontait l'arrogance et le manque de professionnalisme que la belle présentatrice lui fit subir. Enfin...pour ses yeux, Revel passera sûrement l'éponge !