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dimanche 5 avril 2015

Jean Paul Gaultier au Grand Palais de Paris !!!

 
Si cette exposition est une première sur le grand couturier français Jean Paul Gaultier, elle a déjà été visitée par près d’1,5 million de personnes à travers le monde.


Créée en 2011 par le musée des Beaux-Arts à Montréal, elle s’est posée ensuite à Dallas, San Francisco, Madrid, Rotterdam, Stockholm, New York, Londres et jusqu’à Melbourne. 

La version française, réalisée avec la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, et l’étroite collaboration de Jean Paul Gaultier lui-même et de sa Maison de couture installée rue Saint-Martin dans le Haut-Marais, a été pour sa 10e étape, spécialement enrichie d’installations spéciales : nouvelles choses et nouvelles envies du créateur, ajouts du back stage, film de Madonna saluant avec lui la collection de 1992 en découvrant ses seins, les muses.

Jean-Paul Gaultier, fier d’être né en banlieue Sud, à Arcueil en 1952, initié par sa grand-mère à la coiffure et au maquillage, est engagé à 18 ans par Pierre Cardin à qui il avait adressé des croquis. 
Il y reviendra après de brefs passages chez Jacques Estérel et Jean Patou, missionné aux Philippines pour dessiner des modèles pour le marché américain.

Il débute avec sa propre marque de prêt-à-porter en 1977 (ou en 1976 ?), les modèles de sa première collection pour femmes réalisés avec des tissus achetés au marché Saint-Pierre, et montrée tout près du Grand Palais, au Palais de la Découverte... avant de fonder sa maison de haute couture en 1997, son rêve d’enfance.
Se qualifiant lui-même d’"enfant terrible de la mode" dès ses premiers défilés à la fin des années 1970, conçus comme des spectacles, Jean-Paul Gaultier est l’un des créateurs marquants de ces dernières décennies, et des plus cités par la presse internationale et le public. 

Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les préoccupations et les enjeux d’une société multiculturelle, bousculant avec humour les codes sociologiques et esthétiques établis.

Aussi cosmopolite que Paul Poiret, qu’il admire, il réhabilitera le corset, mais à ses manières. 

Et puis il y eut la marinière, le large décolleté dans le dos, l’ambiance Smooth Operator, les parfums, et tant d’autres choses...

La première collection Haute Couture Gaultier Paris : Printemps-Eté 1997
Au-delà de la virtuosité technique résultant de l’exceptionnel savoir-faire des différents métiers de la haute couture, d’une imagination débridée et de collaborations artistiques historiques, ce créateur offre une vision ouverte de la société, un monde de folie, de sensibilité, de drôlerie et d’impertinence.

Il y a chez Jean Paul Gaultier une vraie générosité et un message social très fort, sous couvert d’humour, de spontanéité bluffante, et de légèreté. 

Curieux de toutes les cultures et contre-cultures, Jean Paul Gaultier s’empare de l’air du temps, revendique le droit à la différence, concevant ainsi une nouvelle manière de faire et de porter la mode basée sur la tolérance.

 
 William Baker, Kylie Minogue, X Tour 2009, modèle “Immaculata”, robe en filet brodé à grands motifs en lin découpés blancs, collection Les Vierges, Haute couture printemps-été 2007 © Roc Nation / Kylie Minogue
 
Il efface les frontières entre les cultures, mais aussi entre les sexes, créant une nouvelle androgynie.  
Cette rétrospective, que le couturier considère comme une création à part entière, rassemble 175 ensembles accessoirisés, essentiellement de haute couture, mais aussi de prêt-à-porter créées entre 1976 et 2014.

La star de la coiffure Odile Gilbert (Atelier 68) a inventé spécialement pour chaque mannequin des créations en cheveux. 

De nombreux objets et documents d’archives sont également révélés au public pour la première fois.

 
Croquis, costumes de scène, extraits de films, de défilés, de concerts, de vidéoclips, de spectacles de danse, et même d’émissions télévisées illustrent ses collaborations artistiques les plus emblématiques : 
au cinéma, avec Pedro Almodóvar, Peter Greenaway, Luc Besson, Jean-Baptiste Mondino, Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, en danse contemporaine, avec Angelin Preljocaj, Régine Chopinot, Maurice Béjart, sans omettre la variété française (Yvette Horner, Johnny Hallyday, Mylène Farmer...) et la pop internationale (Madonna, Kylie Minogue...).
Une place importante est également accordée à la photographie de mode grâce aux prêts de tirages souvent inédits de photographes et d’artistes contemporains renommés : Andy Warhol, Cindy Sherman, Peter Lindbergh, David LaChapelle, Richard Avedon, Mario Testino, Steven Meisel, Steven Klein, Pierre et Gilles, Paolo Roversi, Robert Doisneau...

 
Cette exposition multimédia célèbre l’audace et l’invention de sa mode avant-gardiste et explore ses sources d’inspiration, aussi éclectiques qu’impertinentes, au travers d’un parcours thématique en sept sections, traçant l’itinéraire imaginaire du couturier qui puise son inspiration depuis le pavé parisien jusqu’à l’univers de la science-fiction :

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Portrait de Jean Paul Gaultier (détail), par Pierre & Gilles
La marinière selon Gaultier : J’aime depuis toujours l’aspect graphique, architectural de la rayure. Ma mère m’habillait déjà avec des pulls marins. Ils vont avec tout, ne se démodent pas et ne se démoderont probablement jamais. Il y a eu aussi d’autres influences : ma grand-mère, Coco Chanel, Jean Genet, Popeye, Tom of Finland, Rainer Werner Fassbinder et son film Querelle, qui était en quelque sorte l’apothéose du marin, un symbole gai hypersexué, un fantasme, une icône, une forme de virilité pouvant devenir ambiguë.

L’exposition bénéficie en outre du talent de nombreux artistes et experts . 

La scénographie originale conçue par l’agence parisienne d’architectes-scénographes Projectiles et adaptée à Paris par Sandra Gagné du musée des Beaux-Arts de Montréal, met en scène les tenues du couturier ainsi que les tirages et extraits audiovisuels illustrant les collaborations artistiques de Jean Paul Gaultier.

La compagnie avant-gardiste théâtrale de Montreal UBU dirigée par Denis Marleau et Stéphanie Jasmin ont collaboré à l’élaboration d’une création audiovisuelle, en animant les visages d’une trentaine de mannequin.



Plusieurs personnalités, dont Jean Paul Gaultier, les mannequins Ève Salvail et Francisco Randez, la chanteuse et réalisatrice Melissa Auf der Maur (Smashing Pumpkins et Hole), la soprano Suzie Leblanc, et Catherine Deneuve, ont accepté de prêter leur visage et parfois leur voix pour cette réalisation et son édition spéciale pour Paris.



 
Robe bénitier Sainte Nitouche. Première robe réalisée par Jean Paul Gaultier, été 1971.

Jean Paul Gaultier. Du 1er avril au 3 août 2015 au Grand Palais, galeries nationales, entrée Clémenceau. Métro Champs-Élysées-Clemenceau ou Franklin-D.-Roosevelt.
Jean Paul Gaultier
01 Avril 2015 - 03 Août 2015
Dimanche et lundi de 10h à 20h
Du mercredi au samedi de 10hà 22h

Fermé le mardi
Fermé le 1er mai

Dernier accès à l'exposition : 45min avant la fermeture des Galeries.
Fermeture des salles : à partir de 15 minutes avant la fermeture des Galeries.

L’exposition participe à la nuit européenne des musées le samedi 16 mai : entrée gratuite de 20h à minuit
En application du Plan Vigipirate niveau « alerte attentat », l’accès au Grand Palais est interdit à toutes les valises, tous les sacs de voyage et les sacs à dos de taille supérieure au format A3. Le service de Sûreté du Grand Palais peut être amené à prendre, sans information préalable, toute disposition qu’il jugera utile.
 
Normal : 13 €
Réduit : 9 € (16-25 ans, demandeurs d’emploi, famille nombreuse).
Gratuit pour les moins de 16 ans (Réservation obligatoire pour tout enfant ou jeune de moins de 16 ans accompagnant un visiteur muni de réservation)
Gratuit pour les bénéficiaires du RSA et du minimum vieillesse.

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