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vendredi 2 août 2013

Les chefs d'oeuvres de Murano arrivent au Musée Maillol


  • Les fleurons de l'art des verriers de Murano dans une exposition qui traverse l'histoire de l'art, du Moyen Âge à nos jours.

    Six siècles de création. Ou l'aventure extraordinaire d'un îlot de la lagune vénitienne qui se prit de passion pour un matériau aux lointaines origines alchimiques: le verre. 
    Dur et fragile ; transparent, opaque ou multicolore. 
    Se prêtant par l'action de la chaleur à toutes les formes jusqu'aux plus folles, lorsqu'on le découvre il vaut plus que l'or. 
    Il conserve parfaitement les matières périssables et les liquides. 
    Il remplace même avantageusement le cristal de roche. Devenu miroir par l'adjonction d'une fine couche métallique, l'homme peut connaître son image plus précisément que par le reflet mouvant de l'onde ou celui, noir ténébreux, de l'obsidienne.

    Nulle part au monde le verre n'aura ainsi été autant travaillé - pour ne pas dire choyé - qu'à Murano. Aujourd'hui encore ses ateliers excellent. 

    Le Musée Maillol commence d'ailleurs son exposition toute en lumière et en créativité par quelques chefs-d'œuvre contemporains. 
    Puis il remonte le temps. 
    Quand, dès la fin du Moyen Âge, sort des fours brûlant nuit et jour cette lave de silice en fusion qui, aussitôt modelée par des équipes virtuoses, devient vase, coupe, bijou, lustre, richesses de la Sérénissime. 
    Les maîtres verriers avaient copié les recettes de l'Orient puis ils ont développé les leurs, toujours en grand secret, alimentant un marché d'ampleur européenne, puis mondiale. 

    Premiers clients: les familles Este, Gonzague ou Médicis qui président à l'avènement de la Renaissance. 
    Suivent les empereurs de l'âge classique et, ensuite, les palais bourgeois, les opéras, les vitrines des plus grandes marques nées avec l'Art déco des années 1920 ou celui du modernisme des années 1950…

    La sélection est forte de deux cents pièces, dont de nombreuses inédites ou exceptionnellement exposées. 

    Elles viennent des collections publiques italiennes ou de prestigieux fonds privés. 
    Les créations récentes ont participé au succès des dernières Biennales.

     Elles sont signées Othoniel, Jan Fabre, ORLAN ou encore Mona Hatoum
    Elles témoignent d'une tradition d'accueil de plasticiens, ravivée après-guerrepar Peggy Guggenheim. 
    Sous son règne s'étaient en effet succédé à Murano Arp, César, Fontana… 
    Faut-il citer d'autres noms? Les plus grands artistes et designers semblent unanimement fascinés par ce médium, tellement propice à l'expression.


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