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mercredi 23 janvier 2013

Alain Thiénot, son champagne a gagné l' Oscar !!








Aujourd'hui le Champagne Thiénot de Reims  a gagné l'Oscar ! A Hollywood !
Pour la prestigieuse soirée des étoiles il y aura la boisson mythique, le Champagne

Pas de Dom Perignon, pas de  Roederer ni de  Moët, Taittinger, Ruinart.. Non !

Le Champagne sélectionné est le Champagne  Thiénot (que je ne connaissait pas jusqu'à aujourd’hui!i).

Derrière le produit il y a un homme, un grand entrepreneur , Alain Thiénot.

Voilà sa petite bio !

Sa réussite, il l’exprime avec retenue. 
Moins médiatique que Paul-François Vranken ou Bernard Magrez, Alain Thiénot cultive volontiers la discrétion.



 « Alain Thiénot est respecté dans la profession et sa stratégie plutôt discrète semble très appréciée », confie un opérateur champenois.
Né dans une famille de notaires installée entre Reims et Epernay, l’actuel PDG du groupe Thiénot a su construire progressivement un ensemble qui pèse aujourd’hui 218 millions d’euros de chiffre d’affaires

« Dans le monde des affaires et surtout en Champagne, il faut savoir rester discret pour ne pas se faire d’ennemis », reconnaît Alain Thiénot.
 Lequel a également pris soin de « ne pas grossir trop vite ».

L’aventure « vigneronne » démarre pour lui en 1976 après une solide expérience de courtier. 
Cette date marque l’acquisition de ses premières vignes.

La création d’une maison de négoce ne viendra que neuf ans plus tard en 1985

Il patientera même jusqu’en 2003 avant d’acquérir une marque prestigieuse à travers Canard-Duchêne.
 Un fleuron de 3,5 millions de cols cédé par LVMH qui est depuis devenu l’une des fiertés du groupe.

Entre ces deux dates clés, Alain Thiénot a commencé à suivre une voie originale.
Dans l’univers longtemps cloisonné du négoce français, où les opérateurs règnent chacun sur leur vignoble telle une chasse gardée, l’entrepreneur a bouleversé la donne.

 Il a très tôt investi le Bordelais dans les années 1980 avec l’acquisition des châteaux Ricaud et Rahoul.

 Pour Ricaud, l’anecdote veut qu’Alain Thiénot soit tombé sous le charme du domaine après avoir dégusté le millésime 1929 dans un grand restaurant parisien ! « J’adore les vins de Bordeaux », insiste ce « châtelain » implanté à Loupiac et dans les Graves.
 Mais ce coup de cœur pour une région située à 700 km de la sienne illustre encore une certaine prudence. « M’implanter à Bordeaux générait moins de rivalité avec mes principaux concurrents que d’investir en Champagne », ajoute Alain Thiénot.
L’attrait du Champenois pour le vignoble girondin finira par prendre une toute autre ampleur en 2007 avec l’absorption de CVBG Dourthe Kressmann. 

Cette structure lui permet de doubler son chiffre d’affaires et de piloter des signatures telles que Dourthe et Kressmann avec respectivement six et cinq millions de cols en incluant les propriétés exploitées  par chaque maison. 
Delors (quatre millions de cols) ou encore Sérame en Languedoc (un million) complètent la corbeille.
Le plus gros coup d’Alain Thiénot assurément ! 

Résultat : son groupe écoule aujourd’hui 30 millions de bouteilles tous vignobles confondus.

De quoi mettre en place une stratégie de marque grâce au savoir-faire acquis sur les fines bulles. 
Pourtant, Alain Thiénot s’interroge...  
« Si la notion de marque est porteuse de valeur ajoutée en Champagne, elle fait d’abord référence à des vins bon marché à Bordeaux, constate-t-il en observant Malesan ou Baron de Lestac.
  
Mon modèle serait plutôt Mouton Cadet mais c’est presque une exception. » 
 Il tente malgré tout d’investir ce créneau premium avec la Grande Cuvée de Dourthe positionnée à 8 € en GMS. 
Mais les ambitions sont ailleurs. 

A l’export, qui représente 40 % des ventes du groupe et permet de mieux valoriser les cuvées. Même si la compétition y est rude. 
« Bordeaux subit encore plus la concurrence internationale que le champagne malgré la présence des effervescents espagnols ou italiens », estime l’expert des deux vignobles.
L’avenir appartient à Stanislas....

Et la suite ? Une nouvelle acquisition n’est pas exclue. « Lorsqu’un beau dossier se présente dans le vin et en particulier en Champagne, nous le regardons », glisse Alain Thiénot.

 Lequel avait d’ailleurs étudié de près le rachat de Taittinger avant de suivre une autre piste...
 Basé sur un actionnariat familial à plus de 95 %, le groupe dont le siège est à Taissy près de Reims, a clairement les coudées franches. 

Pas d’actionnaires instables ni de banque qui tire les ficelles. 
Un confort et une liberté dont pourra profiter Stanislas Thiénot, successeur désigné.


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