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dimanche 13 décembre 2009

L'Opéra de Paris célèbre la fécondité des Ballets russes

L'Opéra de Paris célèbre sur scène, jusqu'au 31 décembre 2009, la fécondité d'une des grandes aventures artistiques du XXe siècle, les Ballets russes, à travers quatre pièces qui illustrent une belle diversité stylistique au carrefour de la danse, de la musique et des arts plastiques.


Dans la photos : Les danseurs Nicolas Le Riche et Emilie Cozette dans "L'Après-midi d'un faune".
L'Opéra de Paris célèbre sur scène, jusqu'au 31 décembre, la fécondité d'une des grandes aventures artistiques du XXe siècle, les Ballets russes, à travers quatre pièces qui illustrent une belle diversité stylistique au carrefour de la danse, de la musique et des arts plastiques.
Sébastien Mathé -
L'Opéra de Paris célèbre sur scène, jusqu'au 31 décembre, la fécondité d'une des grandes aventures artistiques du XXe siècle, les Ballets russes, à travers quatre pièces qui illustrent une belle diversité stylistique au carrefour de la danse, de la musique et des arts plastiques.
Donné douze fois au Palais Garnier, ce spectacle programmé pour le centenaire de la première saison à Paris de la compagnie Serge Diaghilev fera l'objet d'une médiatisation à la hauteur de l'événement.
Il sera diffusé en direct le 22 décembre dans près de 110 salles de cinéma en Europe (France, Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Suisse, Autriche, Espagne, Pologne et République tchèque), puis en différé le 1er janvier sur France 3.
C'est une longue histoire que celle qui a lié Diaghilev et ses Ballets russes à l'Opéra de Paris. Dès 1906, le mécène présentait une exposition d'art russe dans la capitale, puis l'année suivante des concerts à l'Opéra, et en 1908 une production lyrique, "Boris Godounov" de Moussorgski.
Si la compagnie de danse itinérante qu'il a fondée, bientôt connue sous le nom de Ballets russes, a donné sa première "saison" hors de Russie au Théâtre du Châtelet, elle créera dès 1910 dix pièces au Palais Garnier, et y donnera sept autres oeuvres en première française jusqu'en 1928. Et le Ballet de l'Opéra de Paris a fait entrer à son répertoire 21 pièces des Ballets russes. "L'esprit Diaghilev" fut notamment perpétué à Paris par Serge Lifar.

Dans le ballet du même nom (1911), Mathias Heymann, la plus jeune et prometteuse étoile de la compagnie, est un Spectre de la rose véritablement irréel tant il est doué pour l'élévation et la fluidité du déplacement.
Nicolas Le Riche lui emboîte le pas dans "L'Après-midi d'un faune" (1912) chorégraphié par Vaslav Nijinski.


Avec sa bouche qui feint de rugir, ses poses à l'antique et ses déplacements latéraux, le danseur montre bien la modernité de ce ballet et en libère l'animalité sensuelle, explicitement érotique, sur le "Prélude" chatoyant de Debussy et dans le décor au diapason de Léon Bakst.
Une pièce de groupe plutôt luxueuse, le "Petrouchka" (1911) de Michel Fokine, abondamment décoré et costumé par Alexandre Benois, figure également au programme.

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