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mercredi 25 novembre 2009

Zoopsie Comedi, un ovni au Théatre Musical de Besançon


Zoopsie Comedi
mise en scène Dominique Boivin et Dominique Rebaudchorégraphie compagnies Beau Geste et Lolita
costumes : Christian Lacroix

Absent des défilés de mode, le créateur, qui négocie la reprise de sa maison de couture, a remplacé les podiums par une scène, pour lequella il a recréé une jubilante revue colorée entre modern’dance, jazz et hip-hop.

Cela s’appelle Zoopsie Comedi ; cela n’a aucune traduction dans aucune langue ; cet ovni, objet plus dansant que volant, est non identifié.

Véritable patchwork glamour, il tient à la fois de la revue, du défilé, de la danse, de la comédie musicale.
Il est né voilà 23 ans à la Biennale de Lyon et c’est à partir de là que le directeur de théâtre Olivier Meyer l’avait entraîné à Paris au Bataclan où il connut des semaines de succès.
Les ans ont passé et Olivier Meyer ainsi que les deux chorégraphes Dominique Boivin et Dominique Rebaud, à l’origine du projet, retrouvant un enregistrement VHS oublié, suggérèrent à Christian Lacroix de reprendre et de remonter ce feu d’artifice vestimentaire.
« Mais sans nostalgie. Tout est nouveau, explique Olivier Meyer, aujourd’hui directeur du théâtre de Suresnes. En fait, pour ne pas oublier, il faut tout réinventer. »
En quelques semaines, Christian Lacroix a dessiné soixante-huit costumes extravagants, confectionnés par cinq couturières installées dans le théâtre.

« Dans les années soixante-dix, explique-t-il, j’ai été marqué par les spectacles de Chéreau et de Strehler, mais pour moi, le théâtre c’est ce que je faisais enfant. J’avais pris l’habitude quand je revenais d’un spectacle de redessiner les costumes, de changer d’harmonie de couleurs, de volumes ».
Robes tutus et chapeaux carrés, des couleurs, des volumes..
Il y en a de toutes sortes, avec des plumes, des robes tutus rouges, d’autres structurées dans des matières plastiques, des chapeaux carrés, ronds, chinois.
Ils vêtissent douze jeunes danseurs dont huit sont issus du hip-hop
La musique est elle aussi un patchwork de rythmes pleins de références au jazz anglais des Melody Four, aux musiques cinématographiques et électro-pop de Karl Biscuit : tout cela remasterisé.
L’histoire se déroule en quinze tableaux que l’on découvre entre deux rideaux en forme d’éventail, comme dans les music-halls des années vingt.
Il s’agit des amours impossibles entre un magicien et une star, arbitrées par un cocasse majordome.
Le charme du spectacle, mené à toute allure pendant une heure et quart, fait penser par son humour bon enfant, l’anticonformisme populaire et l’extravagance vestimentaire, à un retour de l’époque des zazous.
Zoopsie Comedi a investit hier soir Besançon et résume la joie de danser et de s’amuser : un bol d’air frais face à la crise.

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