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vendredi 24 octobre 2008

petite histoire des italiens à Besançon

Les Italiens, dont l'arrivée à Besançon remonte au début du siècle, représentent un cas complexe où, comme il a été vu précédemment, s'additionnent plusieurs flux.
De 1936 à 1968, ils étaient la communauté étrangère numériquement la plus importante à Besançon.

En 1975, ils passaient au second rang, derrière les Algériens et, en 1982, ils se situeraient probablement au quatrième rang (1188 Italiens à Besançon), après les Portugais, les Algériens, les Marocains.

Une tentative d'explication de ce déclin peut être le processus d’intégration qui contribue à réduire l’importance d’une population. Les décès peuvent également expliquer ce déclin.
Dans la photo : Communauté italienne de Battant - 1959 - Cette photo a été transmise par Julien ORSINI
Dans la réalité, le mouvement est encore plus complexe que les chiffres ne le laissent paraître. Le Père Pietro DUCOLI, responsable de la mission italienne de Besançon jusqu'en 1980, estimait que dès les années 1960 les retours au pays l'emportaient sur les arrivées et que la progression apparente n'était due qu'à l'apport des naissances.
Jusqu'à dix huit ans les enfants sont considérés comme Italiens, ce qui masque, pendant une dizaine d'années, la diminution du nombre des adultes.

Il faudrait, pour pouvoir interpréter les fluctuations de la population italienne, tenir compte à la fois des vagues successives d'arrivées, des mouvements de retour, faire intervenir les naissances, les décès et les intégrations dans la communauté française par naturalisation.
Il faudrait faire une recherche en comptant année par année et, les départs n'étant pas enregistrés, presque famille par famille.
D'autre part, les chiffres n'expliquent pas tout.
Selon le Père DUCOLI, les Italiens qui "entrent" en France viennent du Sud de la péninsule et de la Sicile.
Ceux qui "partent" vont s'installer en Italie du Nord.
Il en résulte, en fait, un mouvement migratoire interne à l'Italie, après un détour par la France. Quoiqu'il en soit, l'immigration italienne est aujourd'hui tarie et on ne voit guère quel boom économique pourrait changer le cours de l'évolution.

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